Parcours professionnel
Céramiste formée au Centre de céramique Bonsecours (2014), Stéphanie Goyer-Morin est également bachelière en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal (UQAM; 2009). Fondatrice de Goye artiste céramiste, elle crée des œuvres à la fois décoratives et utilitaires dans son atelier du quartier Rosemont. Inspirée par les contes de fées, elle infuse ainsi une dose de magie et d’absurde dans le quotidien à travers des objets capables de générer histoires et émerveillement.
Son processus de création est fait de gestes qu’elle aime répéter et qui l’apaisent. Entre ses doigts, l’argile tourne, glisse, colle, et l’artiste construit des objets aux formes douces et arrondies. Chaque pièce est signée à la main, un petit geste qui met en évidence le soin accordé à la fabrication.
Prenant elle-même le temps de fabriquer ses pièces en porcelaine, Stéphanie Goyer-Morin invite le public à faire la même chose. Elle propose aux gens de choisir une pièce avec soin, de l’inclure à son rituel de café matinal, de manipuler avec précaution cet objet unique. Aux yeux de cette artiste, chaque objet, déjà porteur d’une histoire, entre chez quelqu’un pour en créer de nouvelles.
Stéphanie Goyer-Morin enseigne dans divers milieux : elle donne des cours privés et des formations universitaires, et travaille également en garderie. En 2020, elle remporte le grand prix de la Bourse Fabrique 1840 conjointement avec la designer Noémie Vaillancourt (Noémiah) pour une pièce sculpturale unique.
Niveaux scolaires
Liens externes
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Approche et Activités proposées
Une histoire de poterie - Façonnage et découverte
Dans cet atelier, les jeunes explorent la plasticité de l’argile. Guidés par Stéphanie Goyer-Morin et Céline Fafard, ils découvrent la céramique, c’est-à-dire le passage d’une pâte molle à un objet fonctionnel et durable. L’activité vise la fabrication d’objets utilitaires avec un esthétisme différent de celui de la vaisselle industrielle.
Les deux artistes céramistes cherchent à communiquer aux élèves leur approche particulière de l’univers des arts de la table, axée sur la mise en valeur du fait main. Elles les amènent à réfléchir à la provenance de ces objets uniques, qui peuvent être porteurs d’histoire et de sens, et à l’importance d’en prendre soin.
Dans cet esprit qui vise à rendre l’objet attachant et vivant, les jeunes sont invités à produire une petite pièce, par exemple une assiette ou un verre. Ils peuvent y ajouter des attributs anthropomorphes, tels que des yeux, une bouche ou des mains. Selon l’âge, la technique utilisée peut être celle du pot pincé, du colombin ou de la plaque. Le groupe pourra également observer les techniques artisanales utilisées par les artistes sur le tour de potier.
Il est aussi possible pour les élèves de collaborer afin de créer une œuvre collective.
Chaque pièce est transportée dans les ateliers des deux artistes pour être cuite à haute température et recouverte d’un émail transparent. Un délai de 4 semaines est nécessaire pour effectuer la cuisson des projets.
Pour les groupes du deuxième cycle du primaire, un essai au tour de potier est également possible.
Finalement, l’objectif de l’atelier est aussi de faire connaître le travail des mères-artisanes-entrepreneures qui le donnent.
Activité de poterie: Être dans son assiette
L’activité proposée par les deux artistes céramistes pour les groupes du secondaire se veut une introduction à la poterie artisanale qui oppose la vaisselle conventionnelle créée en usine à l’objet utilitaire fabriqué à la main. En visitant la forme et la fonctionnalité, l’élève est amené à développer son propre objet fonctionnel en jouant sur la déformation, les textures et les proportions. Contrairement aux objets usinés, lisses et hyperfonctionnels, les pièces fabriquées à la main permettent une dualité entre la forme et l’utilité, le confort et le design.
Par exemple, l’élève pourrait fabriquer une tasse avec une anse disproportionnée ou non traditionnelle, créer un bol incommode ou troué, ou encore ajouter des éléments hétéroclites à une assiette ou un gobelet.
Une attention particulière est accordée à la mise en valeur de la matière, aux propriétés de l’argile et à ses possibilités de textures et de décors. Ainsi, il est possible d’utiliser du sable ou de la chamotte dans l’argile, des engobes en surface ou en pochoir à l’aide de tissus, ou encore d’essayer la texturisation de l’argile par pressage avec des éléments du quotidien. Les artistes abordent les possibilités de traitement de surface comme signature artistique.
Pour permettre le partage des outils de travail, les élèves travaillent en équipes de quatre.
Enfin, chaque projet est transporté dans les ateliers des artistes pour être cuit à haute température et recouvert d’un émail transparent, ce qui assure sa fonction alimentaire et sa durabilité. Un délai de 4 semaines est nécessaire pour effectuer la cuisson des projets.
Note : Communiquer directement avec cette ressource pour savoir si elle offre d’autres activités, notamment pour d’autres niveaux scolaires. Pour en savoir plus sur les conditions d’admissibilité, vérifier la page Aide financière.
Frais et conditions
Les ateliers nécessitent l’accès à l’eau. Chaque élève doit avoir une place assise à une table.
Matériel et outils au coût maximal de 100 $ par jour :
Atelier 1 – Façonnage et découverte :
- Argile
- Sous-glaçure pour l’ajout de couleurs
- Surface de travail adaptée
- Petits outils en bois et en plastique
- Éponges, eau, pinceaux
Atelier 2 – Être dans son assiette :
- Argile
- Engobes, chamotte, sable
- Tissus
- Surface de travail adaptée
- Petits outils en bois et en plastique
- Éponges, eau, pinceaux
Région(s) desservie(s)
Montréal
Disponibilités
Toute l'année
Assujetti aux taxes
Oui