Parcours professionnel
Françoise Crête conte depuis 2003. Provenant de son imagination ou de la tradition, ses histoires la font voyager au Québec, mais aussi ailleurs en Amérique, en Europe et jusqu’en Martinique. Ses personnages touchent ou font sourire, évoluant dans un univers fantastique. Pour renouveler sa pratique, l’artiste aime parfois faire se côtoyer le conte et d’autres formes d’arts (théâtre d’objets, musique, chant…). Son travail est récompensé par des prix et profite de plusieurs bourses.
La passion de Françoise Crête? La communication orale! D’abord orthophoniste, elle anime entre autres des activités en milieu scolaire avec le conte comme déclencheur. Elle cocrée, dirige et joue au Théâtre du Mitan pendant plusieurs années. C’est finalement en 2003 qu’elle attrape le « virus » du conte.
Imprégnée de la structure narrative, guidée par les images claires du déroulement du récit, l’artiste est en communication réelle avec le public. Les thèmes de ses œuvres varient, mais certains restent davantage au cœur de sa démarche artistique : l’acceptation de l’autre et de ses différences, la résilience féminine. Elle travaille avec la clientèle adulte et la jeunesse. Soucieuse de faire connaître son art de prédilection, elle fonde en 2019 le festival de contes Flots de paroles, qu’elle dirige toujours.
Pour Françoise Crête, le conte est comme une trêve dans le quotidien, un espace imaginaire, un miroir du cœur des humains.
Niveaux scolaires
Liens externes
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Approche et Activités proposées
LES BONS CONTES FONT LES BONS AMIS!
Le conte est un art de relation. Comment faire pour retenir les histoires, les rendre vivantes et, surtout, maintenir l’attention de celui qui écoute?
L’atelier se décline en trois rencontres d’une durée d’une heure chacune.
C’est en racontant quelques contes traditionnels et en proposant des exercices au groupe que la conteuse révèle son processus de création. Le choix des contes et la complexité de ceux-ci dépendent du niveau scolaire des élèves.
À partir d’un des contes, l’artiste présente aux élèves, assis en cercle, la structure narrative imagée sur laquelle sont construites les histoires. Elle note par des mots-clés ou des pictogrammes les événements retenus par les élèves. Cette technique, propre au processus de création de la conteuse, leur permet de mémoriser mentalement l’histoire sans apprendre le texte par cœur. Elle les amène aussi à consigner les traits de caractère des personnages.
Pour chaque séquence de l’histoire, l’élève doit imaginer les lieux où se trouvent les personnages, le moment de la journée, le temps qu’il fait… Il doit ensuite les présenter au groupe. L’artiste lui demande aussi de préciser les caractéristiques de chaque personnage.
Les élèves sont ensuite invités à se placer en petits groupes et à indiquer, sur le schéma illustré du récit, la séquence des événements de l’histoire par des mots-clés ou des pictogrammes. Par la suite, les petits groupes de quatre ou cinq se répartissent les séquences de l’histoire (pige possible) afin qu’à tour de rôle, ils racontent le récit dans leurs mots, à la façon d’un conte narré collectivement.
Avant que le conte ne soit présenté aux autres groupes de la classe, la conteuse reprend la narration de l’histoire avec et sans intonations ou mouvements afin de rendre les élèves conscients de ces facteurs importants pour maintenir l’attention de l’autre. Cette étape constitue une ébauche du volet expressif de la narration. À la fin de l’atelier, chaque équipe présente aux autres sa version du conte.
L’artiste est en mesure de suggérer d’autres pistes à l’enseignant, qui peuvent aussi être exploitées selon la demande.
LES BONS PERSONNAGES FONT LES BONS CONTES
Les élèves sont amenés à créer un conte collectif par des exercices reflétant la démarche privilégiée de l’artiste pour la création d’une nouvelle histoire : le choix judicieux de personnages bien caractérisés.
L’atelier se décline en trois rencontres.
Deux histoires sont d’abord racontées (conte traditionnel et création de l’artiste). Les élèves doivent porter attention au caractère des personnages et à la séquence des actions. L’artiste tient compte des compétences des groupes en simplifiant ou en complexifiant les éléments du récit.
Sur de grandes feuilles de papier sont notés les personnages et leurs caractéristiques relevés par les élèves. Pour ce qui est de la séquence des événements, la conteuse présente schématiquement la structure du récit (situation initiale, personnages, lieux, temps, problème, tentatives pour le résoudre, etc.) afin d’y classer par mots-clés ou par dessins les événements de l’histoire observés par le groupe.
Démarre alors la création du conte! La conteuse invite les élèves à proposer des personnages aux caractéristiques intéressantes (hyperactif, distrait, ratoureux, etc.). Un vote détermine ceux retenus pour l’histoire. Une quête est aussi ajoutée. Déjà fusent des bribes d’événements qui s’enrichissent à l’intérieur de la structure du récit, à nouveau présentée visuellement. Les actions potentielles suggérées à l’intérieur de la structure du récit sont notées par mots-clés, et un ultime vote a lieu. Cette démarche de l’artiste vise à privilégier l’oralité du conte : elle n’apprend pas le récit par cœur, mais doit se faire une représentation mentale de chaque personnage et des événements de l’histoire afin de rester spontanée.
La conteuse sensibilise aussi le groupe à l’importance de l’intonation et des mouvements du corps pour soutenir l’attention de l’interlocuteur. Pour cela, elle reprend un des contes initiaux avec peu de mouvements ou d’intonations, et discute avec les jeunes de l’effet obtenu.
À partir du conte commun inventé et après l’avoir divisé en sections, les élèves doivent se placer en équipes de quatre à cinq. L’artiste leur confie les parties du récit à conter (pige au hasard possible). Un travail collectif de narration est alors amorcé. Du temps est donné pour parfaire la narration. La conteuse rappelle que « conter, c’est raconter sa propre version de l’histoire » et que c’est cette originalité qui fait la beauté du conte. Enfin, chaque équipe présente aux autres le travail réalisé en petits groupes.
D’autres pistes peuvent aussi être proposées par l’artiste selon la demande de l’enseignant.
Note : Communiquer directement avec cette ressource pour savoir si elle offre d’autres activités, notamment pour d’autres niveaux scolaires. Pour en savoir plus sur les conditions d’admissibilité, vérifier la page Aide financière.
Frais et conditions
Confirmer cette information directement avec la ressource.
Région(s) desservie(s)
Estrie, Montréal, Laval, Lanaudière, Laurentides, Montérégie
Disponibilités
septembre à juin
Assujetti aux taxes
Non